Poste de sécurité microbiologique pour laboratoires : s’informer sur les caractéristiques de chaque type

Poste de sécurité microbiologique pour laboratoires

Avoir un laboratoire de microbiologie nécessite une grande sécurité tant pour l’environnement que pour les opérateurs. Un poste de sécurité microbiologique est donc requis pour travailler sans inquiétude. Réalisez vos expériences en toute sureté. Mais il faut savoir qu’il existe plusieurs types de poste securité microbiologique à solliciter selon le degré de dangerosité des micro-organismes.

D’abord, qu’est-ce qu’un poste de sécurité microbiologique ?

Appelé aussi enceinte de sécurité biologique, il s’agit d’un espace permettant la manipulation d’agents pathogènes en toute sécurité. L’opérateur et son environnement ainsi que les produits et matériels du laboratoire sont alors à l’abri de toute contamination ou de dissémination de particules toxiques, cancérigènes et infectieuses, appelées communément des aérosols. Cet espace filtre l’air qui circule à l’intérieur par aspiration et par soufflage de flux laminaire. Il existe plusieurs étapes pour le rendre pur et obtenir un local propre non affecté par les microbes. La préfiltration filtre les plus grosses particules et intervient dans chaque classe de poste psm. Cette étape augmente la longévité des filtres hepa qui sont les filtres de très haute efficacité. Puis vient la filtration. Elle produit de l’air pur pour protéger l’opérateur et ce qu’il manipule sans pour autant salir l’environnement autour de lui. Il y a également d’autres filtrations. Celle qui est moléculaire contrôle plusieurs types de molécules corrosives, irritantes et toxiques. Le processus se fait par adsorption. Ces molécules sont attirées par une surface solide lorsqu’il y a une grande pression. La nature physique et chimique de ce solide est conditionnée par le type de molécule à adsorber. Ce solide est une sorte de piège à molécule, un filtre à charbon actif par lequel l’air se purifie. On rencontre ce genre de processus dans un psm hotte. Enfin, la filtration particulaire bloque les molécules et fait en sorte qu’elles ne passent pas à travers le filtre. Les conditions de filtration sont régies par le poids moléculaire de la molécule. Les postes de sécurité microbiologique ont des degrés de protection selon leurs classes ou leurs types.

​La classe I est fait pour protéger l’opérateur.

Cette classe est surtout rencontrer dans les laboratoires d’hématologie, de microbiologie, de virologie, de génétique et de culture cellulaire. Il s’agit du concept le plus primitif et le plus simple. En plus de protéger les manipulateurs de microbiologie, le poste de sécurité microbiologique contrôle aussi la fuite de contaminants particulaires qui circule dans l’air à l’intérieur du poste. Ce type de poste aspire l’air et le rejette dans l’atmosphère de travail après son passage à travers un filtre hepa. C’est au niveau de l’ouverture avant que l’air est aspiré. Ce qui évite le contact des opérateurs avec les agents pathogènes.

La classe II contrôle la contamination.

En effet, le risque de contamination des produits à l’intérieur du laboratoire est minimisé grâce à ce type de poste psm. Il contrôle la fuite de particules qui pourraient contaminer les médicaments expérimentés, les cultures cellulaires et les échantillons de sang visualisés. L’air filtré est orienté vers le produit manipulé. En avant du plan de travail, il existe un équipement qui aspire l’air au niveau de l’opérateur et le renvoie sous le plan de travail. Puis cet air prélevé chemine vers le plénium directement ou après passage à travers le filtre hepa sous le plan de travail. Il existe deux types de filtre hepa, celui de soufflage et celui d’extraction. La microbiologie de l’air est ainsi abaissée au strict minimum. En outre, la distribution du flux de l’air s’effectue en aspiration permanente au niveau de l’opérateur, en recyclage vers le plan de travail à travers le filtre de soufflage et enfin à l’intérieur du plénium à travers le filtre d’extraction. L’air recyclé protège la manipulation, l’air rejeté à l’intérieur du plénium protège l’environnement. Cette classe a plusieurs sous-types qui sont A1, A2, B1 et B2. Leurs différences se situent au niveau de la quantité d’air circulant, de l’air évacué et des alternatives d’évacuation.

La classe III sépare l’opérateur de ses manipulations par une barrière physique transparente.

La zone de travail pour ce type de poste psm est complètement fermée. Le niveau de sécurité est donc optimal. La filtration de l’air y est absolue. Construit avec des métaux soudés, l’air ne peut fuir de cette enceinte. Il est impératif de porter des gants à l’avant-poste. Le flux d’air est continu. L’air est rejeté puis traité pour éviter la propagation des micro-organismes. Il est nécessaire donc d’utiliser un filtre à haute efficacité. L’air est aspiré par le sas de transfert, acheminé dans de filtre hepa et réinjecté dans le sas de transfert. L’espace de travail est alors soufflé par un flux laminaire qui correspond à l’air filtré et envoyé. Puis, une partie de ce flux est filtré et rejetée. L’autre partie est filtrée et transférée dans l’espace de travail. Il est aussi à noter qu’il existe une pression négative par rapport à l’environnement ambiant dans le poste pour plus de protection.